Seules 3 entreprises sur 10 sont sur les réseaux sociaux, plaçant la France, au 23ème rang européen.
Ce piètre résultat vient étayer une autre statistique : 41% des dirigeants français considèrent que le digital n’est pas important pour leur business…

Les français ont largement adopté les réseaux sociaux : 62% des internautes sont des utilisateurs réguliers, 31 millions sont actifs sur Facebook, 10 millions sur LinkedIn et plus de 6 millions sur Twitter. La jeunesse omni-connectée, s’informe, échange, partage et prend la parole via ces nouveaux médias. Pourtant, les entreprises françaises ne semblent pas concernées par ce bouillonnement. Toujours enfermées dans le 20ème siècle, elles vivent cette mutation comme une pénible contrainte…

Les entreprises françaises utilisent peu les réseaux sociaux

28% des entreprises tricolores utilisent les réseaux sociaux, contre 36% en Europe. La France est loin derrière des pays comme Malte, l’Irlande ou les Pays-Bas. Elle occupe, une peu flatteuse 23ème position, juste devant la Hongrie, la Lituanie, la Roumanie ou la Bulgarie.

Pays

2015 (%)

Rang

Malta

71

1

Ireland

62

2

Netherlands

61

3

Cyprus

56

4

Denmark

53

5

United Kingdom

52

6

Sweden

51

7

Finland

47

8

Belgium

42

9

Slovenia

41

10

Austria

39

11

Spain

38

12

Luxembourg

37

13

Portugal

37

14

Lithuania

36

15

Italy

35

16

Germany

33

17

Greece

33

18

Croatia

33

19

Estonia

31

20

Bulgaria

30

21

Slovakia

29

22

France

28

23

Hungary

27

24

Latvia

25

25

Czech Republic

23

26

Romania

23

27

Poland

20

28

 

Les chiffres détaillés d’Eurostat, montre que ce retard est transversal à toutes les tailles d’entreprises. A peine 27% de celles dont l’effectif est compris entre 10 et 49 personnes sont sur les réseaux sociaux versus 34% en Europe. 36% des entreprises qui ont entre 50 et 249 salariés contre 44% en Europe. Même les entreprises qui ont plus de 250 salariés sont à la traîne. Avec un taux d’utilisation de 50%, elles sont 8 points en dessous de la moyenne européenne (58%).

Une fréquence de connexion famélique

Récemment, une étude OpinionWay au profit de l’agence Corpcom est venue confirmer les résultats délivrés par Eurostat. Les dirigeants français sont peu utilisateurs des réseaux sociaux. 50% des dirigeants des PME françaises n’utilisent pas LinkedIn, 62% ne sont pas sur Viadeo et surtout 82% n’utilisent pas Twitter.

Même quand ils fréquentent les réseaux sociaux, les dirigeants des PME n’ont pas encore systématisé leur usage. A peine 3% se connectent une fois par jour à Twitter, 6% à LinkedIn et 4% à Viadeo. Avec 14%, Facebook s’en sort un peu mieux.

Même sur une base hebdomadaire, l’utilisation reste globalement en retrait. 22% des dirigeants disent utiliser Facebook, au moins une fois par semaine, contre 25% pour LinkedIn et loin derrière nous trouvons Twitter avec 8%.

Aujourd’hui, salariés et consommateurs passent beaucoup de temps sur ces plateformes. Ils ont fait des réseaux sociaux, leurs supports privilégiés pour découvrir, apprendre, rencontrer, jouer, échanger, dénoncer, commenter, noter ou recommander. Les entreprises ne peuvent indéfiniment ignorer ces nouveaux modes d’interactions sociales.

Pourquoi les entreprises doivent investir les réseaux sociaux

A l’ère des réseaux sociaux, les codes classiques de la communication d’entreprise ont beaucoup perdu de leur pouvoir. L’entreprise n’est plus le pilier majeur de la conversation. Le curseur s’est déplacé vers les communautés.S’installer sur les réseaux sociaux de manière visible, active et permanente constitue pour les entreprises, la réponse idoine à cette nouvelle situation. Et cette présence sociale n’a que des avantages :

  • Faire connaître l’entreprise
  • Développer sa notoriété
  • Promouvoir ses produits
  • Valoriser la marque
  • Générer du trafic vers le site ou le blog de l’entreprise
  • Trouver de nouveaux « leads »
  • Conseiller, aider et rassurer le client
  • Participer à la vie sociale de ses clients
  • Fidéliser et engager ses clients
  • Stimuler les ventes

Conclusion

La décennie à venir, consacrera l’immersion des entreprises dans un environnement totalement connecté et communiquant. Beaucoup de ces entreprises, aujourd’hui réfractaires à ces « nouveaux bruits », seront incapables d’emprunter ce nouveau corridor numérique. Elles disparaîtront, remplacées par d’autres, plus agiles, plus réactives, en phase avec leur temps…

Source : lkconseil – Merci @atkamel 

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