La mention légale “photographie retouchée” pourrait devenir obligatoire dans les clichés à usage commercial en cas d’affinement ou grossissement de l’apparence corporelle du modèle. 

Depuis que la fuite d’une photographie non retouchée du mannequin Cindy Crawford a fait le tour des réseaux sociaux au mois de mars,  le combat contre la maigreur extrême véhiculée par les publicités n’a jamais été autant d’actualité, devenant un enjeu de santé publique. Le débat juridique sur la retouche photo est ouvert avec un amendement PS au projet de loi santé, adopté par l’Assemblée nationale, visant à combattre les troubles alimentaires d’ordre psychologique tels que l’anorexie.

L’amendement en question vise les photographies de mannequins mensongères dans les publicités. D’après l’article L. 2133-2 du code de la santé publique, “les photographies à usage commercial de mannequins (…), dont l’apparence corporelle a été modifiée par un logiciel de traitement d’image afin d’affiner ou d’épaissir la silhouette du mannequin” sont les seules concernées. Si les agences de publicité ne respectent pas la règle, ils seront punis d’une amende de 37 500 euros, le montant de cette amende pouvant être porté à 30% des dépenses consacrées à la publicité.

L’objectif de l’amendement ne s’attaque donc pas à toutes les retouches numériques puisqu’il sera toujours possible de modifier le grain de la peau ou de retoucher les rides et cernes d’un visage, par exemple. Etant donné que seules les photographies à usage commercial sont concernées, les photos d’art et les photos de communication politique pourront y échapper.

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Source : linternaute

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