Google a lancé une version gratuite de son offre Data Studio. L’objectif reste de connecter des sources de données pour les visualiser, mais avec quelques limitations. Le service est pour l’instant disponible aux États-Unis et sera diffusé plus largement avant la fin de l’année.

Data Studio 360 est une offre professionnelle payante qui permet aux entreprises de connecter des sources de données pour gérer des rapports. L’outil a pour mission de présenter efficacement les tonnes de données qu’on lui donne pour fournir des graphiques et autres éléments permettant de mieux appréhender les informations.

Pas de limite sur les sources de données

Google a lancé il y a quelques jours une version gratuite de ce produit, dont le nom perd au passage le « 360 » pour bien marquer la différence. Le concept reste exactement le même : on connecte des sources de données, pour l’instant des services de Google uniquement, puis on génère des rapports « live » qui peuvent être partagés avec des équipes, les données pouvant être mises à jour.

Produit gratuit oblige, il y a bien sûr une différence avec la mouture 360. Elle se joue sur le nombre de rapports : seulement cinq en cours par compte, contre un nombre illimité pour l’abonnement payant. Mais l’idée de Google est de répondre ici aux besoins de petites équipes, tout en montrant de quoi est capable son outil. Data Studio n’a en effet pas d’autres limites et pourra par exemple recevoir autant de connexions à des sources de données que l’utilisateur le souhaite.

Des rapports vivants, mais limités à cinq

Les rapports sont créés et mis à jour en utilisant Google Docs, permettant à l’éditeur de lier ses services sous un ensemble cohérent. Leur présentation dépend directement des choix de l’utilisateur, même si des modèles sont proposés. Une fois le cinquième publié, il faudra impérativement en supprimer un pour en recréer un autre. Rien n’empêche cependant d’en créer une version statique pour la sauvegarder, mais les données n’en seront évidemment pas mises à jour automatiquement.

Car ce sont bien les versions « live » des rapports qui sont les plus utiles. Les informations présentées dépendent directement des sources de données. Si les services connectés sont mis à jour et modifient des informations, il y aura répercussion sur le rapport. L’utilisateur disposera d’outils de styles et de contrôles, notamment des sélecteurs de données et des filtres dynamiques. Ces derniers permettront aux rapports de présenter les informations selon des critères qui pourront être changés pendant une présentation par exemple, pour varier les vues, braquer la lumière sur un segment particulier, classer les informations par marché et ainsi de suite.

D’abord aux États-Unis, le reste du monde dans les mois qui viennent

On peut se demander si cette version gratuite ne serait pas la réponse de Google à d’autres produits déjà en place, notamment Power BI de Microsoft, ou encore Tableau. Si Data Studio ne se concentre actuellement que sur des services Google tels que Analytics, AdWords, Sheets et BigQuery, l’éditeur a indiqué qu’il disposerait « bientôt » de connecteurs pour d’autres bases de données.

Mais pour l’instant, la seule vraie limite pour les utilisateurs français, ou même européens, est que Data Studio n’est disponible qu’aux États-Unis. Google indique cependant que l’outil sera diffusé dans les autres régions d’ici la fin de l’année, sans plus de précisions.

Ceux que l’outil intéresse pourront cependant ouvrir cette page, qui contient des instructions pour le maniement de Data Studio, au sein justement d’un rapport produit par le service. L’exemple est interactif, l’utilisateur pouvant par exemple modifier les critères et voir les visualisations s’adapter en conséquence.

Source : NextInpact 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.