Le co-fondateur de Twitter répond aux questions de 01net et revient sur sa nouvelle application Jelly, avec laquelle il espère rencontrer le même succès !

Biz Stone a co-fondé Twitter et a lancé Jelly au début de l’année. Une appli pour iOS et Android qui permet de poser des questions à ses amis (ou à des inconnus) par le biais d’une photo. Nous l’avons rencontré pour faire le point.

01net – Un peu plus d’un mois après le lancement de Jelly, quel bilan tirez-vous ?

Biz Stone – Nous sommes satisfaits. Il y a eu des éléments négatifs, que nous avions anticipés. Juste après le lancement de Jelly, la couverture médiatique a été très forte. Apple nous a placé en tête des applications recommandées pendant une semaine entière. Cela a entraîné de très nombreux téléchargements. En quelques jours, il y a ainsi eu plus du double de comptes créés sur Jelly que lors de la première année de Twitter. Mais nous savions que cela allait chuter fortement lorsque Apple ne nous mettrait plus en avant. Globalement, cela reste un premier mois fantastique: plus de la moitié des premiers utilisateurs continuent de se servir de Jelly.

Quelle est la prochaine étape ?

Nous sommes désormais entrés dans une période où nous allons réaliser des changements rapides et potentiellement vastes. Nous écoutons nos utilisateurs pour essayer de comprendre leurs comportements et leurs attentes. Nous allons donc procéder à de nombreuses mises à jour de nos applications.

Quelles sont les recherches les plus fréquentes sur Jelly ?

Il y a trois catégories majeures. Nos utilisateurs demandent d’abord des recommandations (restaurants, achats…). Ils se servent aussi de Jelly pour résoudre leurs problèmes, par exemple pour savoir sur quel port brancher un câble. Ensuite, ils l’utilisent pour identifier des objets ou des lieux en les prenant des photos.

Mais pourquoi poser ses questions sur Jelly et non sur Facebook ou Twitter ?

Sur Jelly, tout le monde sait que le but est de poser ou de répondre à une question. Une de nos fonctions permet en plus de définir les personnes de votre réseau qui pourront répondre à votre question. Vous n’ennuyez pas vos relations, comme cela peut être le cas sur les autres réseaux sociaux, et vous vous adressez seulement à des personnes qui veulent vous aider.

Quel est le pourcentage de questions qui reçoivent une réponse ?

La majorité d’entre elles. Les gens veulent vraiment aider. Dès le début, nous savions que notre problème ne serait pas le nombre de réponses. Mais nous ne voulons pas que des questions restent en suspens. Une prochaine mise à jour permettra de s’assurer que tous les questions reçoivent une réponse.

Qui sont vos utilisateurs ?

Nous ne le savons pas parce que nous ne demandons pas d’informations à nos utilisateurs. Nous ne leur demandons pas de créer un compte, juste de se connecter à Facebook et Twitter. Nous n’avons pas encore essayé d’en savoir plus.

Pourquoi Jelly n’est accessible que sur mobile ?

Nous pensions que c’était le bon endroit pour se lancer. C’est le secteur qui croit le plus. En outre, cela correspond à notre philosophie qui est de permettre de répondre à une question sur le moment, pendant que vous êtes en train de faire quelque chose d’autre. Si vous êtes devant un PC, vous avez d’autres outils à votre disposition. Cela ne signifie pas forcément que l’on sera toujours accessible que sur mobile !

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